Mes lectures

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2015
270 pages
Jeunesse, harcèlement, réseaux sociaux, amitié, humour, road trip, vélo, handicap

Mireille, Hakima et Astrid ne se connaissent pas mais ont un point commun : elles ont été élues boudins (d’or, d’argent ou de bronze) du lycée. Plutôt que de se morfondre, elles s’allient et vont rejoindre Paris où elles ont un but commun. Comment s’y rendre ? À Vélo ! Comment financer le projet ? En devenant vendeuses ambulantes de… boudin !

J’ai découvert ce livre sur les réseaux sociaux, ce qui est assez ironique quand on pense que c’est ces réseaux sociaux et leur dérive qui sont le point de départ de cette histoire. J’ai donc vu la couverture sur Instagram et ensuite, j’ai vu que l’auteure était Clémentine Beauvais. Je voulais découvrir cette auteure depuis ma lecture d’Inséparables de Sarah Crossan dont Clémentine Beauvais à fait la traduction.
La lecture des Petites reines est très agréable et réussit le pari de parler d’un sujet important et grave avec humour et légèreté. Ces trois adolescentes, rondes et au physique disgracieux, vont se lancer un défi un peu fou et elles entrainent complètement le lecteur avec elles.

J’ai aimé :

– les chapitres courts et les rebondissements qui donnent un rythme enlevé à ce roman et nous entraine dans l’histoire.

– la plume délicate, fluide et juste de l’auteure qui nous fait évoluer avec facilité dans ce roman.

– la couverture très girly avec de l’argenté métallisé, des touches de rose.

– les touches d’humour pour évoquer le harcèlement scolaire. Ce n’est pas un thème facile à aborder et il est difficile d’en parler. Ici l’auteure réussit à montrer à quel point on peut blesser les autres, à quel point les adolescents peuvent être cruels, tout en le faisant avec humour. L’humour et le cynisme que l’auteure utilise n’enlèvent rien à l’horrible réalité du harcèlement sur les réseaux sociaux dont sont victime les trois protagonistes. Les moqueries sont récurrentes, Mireille est la souffre douleur d’un garçon dont elle était proche au primaire mais qui a décidé de s’en prendre à elle, de l’humilier quand ils sont arrivé au collège ; tout ceci est bien présent dans le livre et n’a rien de drôle ou de léger.

– Mireille, leader des boudinettes. Elle a un fort caractère et une sacré dose d’auto-dérision. Elle n’est pas élu boudin pour la première fois, c’est même avec elle que ce fameux concours de boudin sur Facebook a commencé. Elle n’est pas indifférente, quand elle a vécu ce concours pour la première fois, elle a eu très mal, a pleuré, s’est effondrée. Cependant, maintenant, Mireille a décidé de se blinder et d’essayer de faire en sorte que ça ne l’atteigne plus ou le moins possible.

– le message très positif de ce livre qui encourage à se lancer des défis, relever des défi pour s’améliorer, se dépasser. Malgré le thème et les touches de cynisme, c’est un message positif qui ressort de cette lecture.

C’est une lecture détente que j’ai apprécié et qui réussit à faire sourire sans minimiser ou dédramatiser le thème du harcèlement scolaire qui reste quelque chose d’affreux.

Connaissez-vous ce livre ? Ou cette auteure ?
J’ai également Songe à la douceur de cette auteure et je vais bientôt le commencer car il m’attire beaucoup.
Je vous souhaite de belles lectures 🙂

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6 réflexions au sujet de « Les petites reines, Clémentine Beauvais »

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